Les troubles musculo-squelettiques (TMS) - Un risque professionnel à évaluer

Juillet - Août 2007


Du 26 au 31 mars 2007, s’est tenue dans toute la France, la première semaine de prévention des TMS. Initiée par la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) et relayée par les Caisses régionales d'assurance maladie (CRAM) et les Caisses générales de sécurité sociale (CGSS), cette première édition a connu un grand succès tant par le nombre et le profil des participants que par la qualité des témoignages d’entreprises sur leurs propres actions de prévention des troubles musculo-squelettiques.

 

Le risque de TMS doit être évalué par les entreprises comme tous les autres risques (obligation réglementaire) et transcrit dans le "document unique d'évaluation des risques ».

 

Pour les TMS des membres supérieurs (les plus nombreux), les facteurs de risques biomécaniques sont les positions angulaires articulaires extrêmes, les efforts excessifs, la répétitivité des gestes, le travail en position statique maintenue. À noter qu'un temps de récupération insuffisant augmente significativement l'effet des facteurs biomécaniques.

 

D'autre part, des phénomènes tels que certaines modalités d'organisation, la perte de contrôle du travail, la réduction des marges de manœuvre du salarié, les relations interpersonnelles… vont entraîner un état de stress qui augmentera le niveau de sollicitation biomécanique. Ce sont les facteurs de risques psychosociaux.

 

Enfin, l'incidence des facteurs de risques personnels ou extraprofessionnels reste faible dans la survenue des TMS en milieu professionnel.

 

Les mesures de prévention doivent obéir à la logique générale des principes généraux de prévention. Et principalement : éviter le risque quand cela est possible, remplacer ce qui est dangereux par ce qui l’est moins, tenir compte de l’évolution de la technique, informer et former les salarié. Article L.230-2 du Code du travail. Source : ameli.fr